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À LA
CONSULTATION PUBLIQUE SUR LE
LÉZARD OCELLÉ !
(jusqu'au 19 janvier 2020)
Le Lézard ocellé
Timon lepidus (Daudin, 1802) est l
e plus
grand lézard de France. Il est facilement reconnaissable à sa robe
parsemée d’écailles noires et jaunes sur le dos et d’ocelles bleus
disposés sur trois rangs sur les flancs. Il vit dans des milieux secs de
type méditerranéen ouverts (type steppique, garrigues, maquis ouverts,
vergers…) pourvus d’abris en réseaux (rochers, blocs, terriers de
lapins, fissures…).
On le rencontre également sur des pelouses sèches
calcicoles et des dunes grises fixées. La présence d’abris protecteurs
est importante : il passe une partie de son temps dans des gîtes.
Il se nourrit principalement d’insectes, d’araignées et de mollusques. Il apprécie également les petits fruits de saisons.
La répartition mondiale du Lézard ocellé englobe seulement quatre
pays : le Portugal, l’Espagne, l’Italie et la
France. En France, les
populations de Lézard ocellé se répartissent selon trois grands
ensembles, une population
méditerranéenne, distribuée sur le pourtour
méditerranéen et dans la vallée du Rhône, une population
atlantique
continentale, centrée sur le département du Lot et les départements
limitrophes, une population atlantique située sur le littoral, depuis le
sud des Landes jusqu’à la Vendée.
C’est un r
eptile menacé à l’échelle nationale et européenne (inscrit
aux listes rouges mondiale et européenne de l’UICN dans la catégorie
NT-quasi menacée).
En France, l’espèce a subi un déclin généralisé et de nombreuses
populations ont disparu. Elle a été évaluée comme « vulnérable » sur la
liste rouge des reptiles de France métropolitaine (2015), « en danger »
sur les listes rouges d’Aquitaine (2013), de Midi-Pyrénées (2014) et de
Rhône-Alpes (2015), « en danger critique » sur la liste rouge de
Poitou-Charentes (2016), et « quasi menacée » sur la liste rouge de
Provence-Alpes-Côte d’Azur (2016).
Les
menaces pesant sur l’espèce sont principalement liées aux
modifications des pratiques agricoles, à la
diminution de la ressource
en gîtes, à l’
urbanisation, aux changements climatiques et à l’i
mpact
des animaux domestiques.
Le
premier Plan national d’action (2012-2016) en faveur du Lézard
ocellé a créé une dynamique générale autour de l’espèce et de ses
habitats, ce qui a permis d’améliorer grandement sa connaissance et sa
prise en compte en France. Les difficultés de détection de l’espèce ont
été identifiées, des formations à la recherche de l’espèce et au suivi
des populations, adaptées aux acteurs de terrain, ont permis de produire
de nouvelles données d’observation, l’espèce est mieux prise en compte
dans les études d’impact et les services instructeurs disposent d’outils
et de connaissances nouvelles pour évaluer les dossiers.
Il apparaît cependant nécessaire de continuer à soutenir l’espèce sur
l’ensemble de son aire de répartition, et le ministère de la transition
écologique et solidaire a décidé de renouveler le Plan national
d’action, pour une durée de 10 ans (2020-2029).
L
e deuxième PNA fixe trois objectifs spécifiques, déclinés en 14 actions :
- Acquérir des connaissances visant à optimiser les
mesures en faveur de la conservation de l’espèce, avec des actions
visant à renforcer les connaissances sur l’espèce (répartition,
biologie, écologie, structure génétique), évaluer le statut de
conservation, la gestion des habitats et les mesures compensatoires ;
-
Mettre en œuvre des actions de conservation sur les milieux abritant le
Lézard ocellé, avec des actions favorisant la protection de nouvelles
populations par la désignation de zonages environnementaux
complémentaires, actions facilitant la prise en compte de l’espèce par
le biais d’outils de porter à connaissance ;
- Favoriser la
diffusion des connaissances sur l’espèce, avec la rédaction et la
diffusion de différents guides – guide de gestion des habitats, guide
ERC (éviter-réduire-compenser), des formations-actions pour sensibiliser
les acteurs du territoire, notamment socio-professionnels, à la prise
en compte du Lézard ocellé, et des actions de communication vers le
grand public.
L’élaboration de ce document a fait l’objet de nombreux échanges
entre les acteurs spécialistes de l’espèce, il est rédigé par la Société
Herpétologique de France, sous la coordination de la direction
régionale DREAL Nouvelle-Aquitaine.
LAEO est favorable à la protection du lézard ocellé en renforçant les connaissances sur cette espèce, en protégeant les nouvelles populations et en sensibilisant le grand public à sa protection.
Contact : www.laeo.fr