mardi 30 juillet 2019

Poules de réforme

En janvier 2019, 20 ans exactement après que Lawrence Anthony se voit offrir un troupeau de 7 éléphants traumatisés (récit décrit L'homme qui murmurait à l'oreille des éléphants), voilà que son équipe française se voit proposer une troupe de poules sauvées de l'abattoir.
Sachant que les poules pondeuses sont "recyclées" tous les 12/14 mois, soit une dizaine de milliards de poules par an, (chiffre basé sur la production d’œufs en France en 2018 du CNPO) et une centaine de milliards dans toute l'Europe, c'est une goutte d'eau dans la mer.
Pourquoi les poules qui peuvent vivre et pondre pendant plusieurs années sont-elles destinées à l'abattoir au bout d'un an ?
Tout simplement parce qu'elles deviennent moins productives : les usines à œufs les "épuisent" en laissant la lumière allumée jour et nuit de façon à ce qu'elles pondent en continu. Eh oui ! Une poule ne produit pas la nuit car la pondaison est due à la lumière.

 
Mini-boma

Échappant ainsi à une mort certaine, les poules arrivent au "mini-boma", le refuge de LAEO France qui accueille déjà chats et chiens errants, en quête de familles d'accueil, depuis sa création en 2005.
Sans y voir une quelconque relation entre ces deux espèces, les poules et les éléphants n'en sont pas moins des êtres vivants doués de sensibilité.


  Cependant, autant les éléphants sont un modèle de société dont l'homme a tout à apprendre sur le plan de l'altruisme, du sens de la famille, du respect réciproque et du don de communication qui, d'après Lawrence Anthony "laisserait Bill Gates bouche bée", autant les poules sont les reines de l'égoïsme.

Curieuse
Elles opèrent sur la règle du "chacun pour soi". Dès qu'on leur lance un peu de nourriture, elles se précipitent en se bousculant pour être servies les premières. Elles commencent par inspecter la nourriture et s'en détournent si une nouvelle ration leur est proposée. Pas question de laisser passer le meilleur bout de salade ou les morceaux de fruits qui leur sont proposés.

Dès qu'elles me voient arriver, elles se précipitent en voletant depuis le fond de l'enclos. "Ouac ! Ouac ! Ouac ! Oooooooooouh !" caquètent-elles en guise de salutation. "Bonjour, bonjour !" dis-je avant de leur lancer des friandises provenant du compost que j'éparpille pour qu'elles puissent toutes se servir sans se chamailler.

Je rentre alors dans l'enclos. Beaucoup d'entre elles viennent me voir et tournent autour de moi comme pour me remercier d'être venue leur apporter à manger.
Méfiante
Puis, comme si c'était la chose la plus importante au monde, elles vérifient en quelle matière sont mes chaussures et mes vêtements. A travers le tissu, je peux sentir leur petit bec me "picorer" gentiment. Leur façon à elles de rentrer en contact avec moi et de me dire : "Je sais que tu es là et que tu t'occupes de nous. Merci !".

Comme disait Lawrence Anthony, le regard est ce qu'il y a de plus important chez un animal."
La première fois que je suis restée à les observer pour les photographier, assise au milieu de cette abondance de plumes rousses et blanches, elles ont commencé par me jeter un coup d’œil méfiant.

Peu à peu, leur regard montrait une certaine curiosité vis-à-vis de mon appareil photo. L'une d'entre elle a même donné un petit coup de bec dans l'objectif, heureusement sans laisser de traces.

Ensuite, je vais récupérer leurs œufs.
Intéressée
Elles me suivent alors comme des petits chiens et, comme Lawrence disait en parlant des éléphants dans son sillage, j'ai l'impression d'être le Joueur de flûte du conte de Grimm qui emmènent les rats loin de la ville. Bien entendu, ces poules ne connaîtront jamais la fin tragique des rats de Hamelin.
Au contraire, elles reçoivent chacune un remerciement de ma part, ainsi qu'une caresse pour les plus tactiles ou les plus courageuses. L'une d'entre elles s'est tellement habituée à ma présence qu'elle me saute dans les bras dès que je rentre dans l'enclos. Elle me tend alors son cou que je lui masse doucement et ne rejoint ses congénères qu'une fois avoir paradé quelques précieuses minutes sur mon bras, fière de son statut de privilégiée.
Après avoir connu l'enfer des poulaillers industriels, le passé est loin derrière.

Tous les soirs, avant la tombée de la nuit, elles retournent dans le pondoir se mettre en sécurité. Pourtant, l'été, l'une d'entre elle reste sur le pas de la porte. Pourquoi ? Est-elle bloquée par les autres qui ont tendance à se coucher devant juste devant l'entrée afin d'être les premières à sortir au petit matin ? Ou préfère-t-elle profiter encore un peu de la fraîcheur de la soirée ?
Quoi qu'il en soit, une fois la porte coulissante fermée grâce à un système de déclenchement automatique, les retardataires en sont quittes pour dormir dehors.
C'est alors qu'intervient LAEO. Vers 22h30, une bénévole vient vérifier si tout le monde est bien rentré, et la retardataire est tenue de rentrer dans le pondoir.

Carotte, le coq gaulois
Un jour, alors que j'allais chercher les œufs, j'aperçus une tache blanche au milieu de l'enclos, loin de la troupe. L'air hagard, ce petit coq Leghorn tournait en rond d'un pas rapide. Il cherchait une voie de sortie.
Dès qu'il s'approchait des gallinacés, le coq en second (celui qui a pris la relève de Carotte, le magnifique coq gaulois qui devait son nom à la couleur orange de son plumage) l'agressait sans scrupule.
Chasse gardée ! Personne n'est autorisé à s'approcher du harem de Domino à moins de 10 mètres.

Le fameux Domino, un coq wyandotte, doit aussi son nom à la couleur de ses plumes. Noir et blanc avec une belle crête rouge et des pattes jaunes paille, il règne sur sa troupe qu'il défend tant bien que mal à cause de sa petite taille. Offert par un voisin, il était arrivé avec sa compagne, une jolie petite poule gris cendré, qui ne le quitte jamais... sauf quand elle fait une grossesse nerveuse.

Domino, le coq wyandotte
Dans ce cas, elle squatte le pondoir pendant plusieurs jours, pour couver son œuf ou celui des autres, empêchant les autres poules d'accéder au pondoir. Elle est elle-même incapable de pondre pendant cette période où elle attend, en vain, l'éclosion de son œuf. Or, la théorie de LAEO est de ne pas avoir de nouveaux-nés.

Tout comme les chiens ou les chats abandonnés, il y a trop d'animaux qui ont besoin d'une famille d'accueil, et qui se retrouvent dans les refuges, pour donner naissance à de nouveaux animaux qui prendraient la place de ceux qui ont besoin d'être secourus.

Elle est alors "mise en quarantaine" trois ou quatre jours jusqu'à ce que cette lubie lui passe. Elle revient alors auprès de son cher et tendre qui l'accueille avec tout l'amour dont est capable un coq pour sa compagne. Elle se remet alors à pondre normalement.

Pour en revenir à Bianco, le nouveau petit coq, je le trouvais le soir-même à la porte du pondoir. Il n'avait pas osé rentrer. Une fois toutes les poules endormies, je le portai à l'intérieur et décidai de rester pour voir s'il ne serait pas agressé.

Bianco, l'âme en peine
Aucun risque. La nuit agit comme un somnifère sur les gallinacés. C'est à ce moment-là qu'il faut introduire les nouveaux venus. Il s'endort aussitôt au milieu des autres. Pas de présentations avant le lendemain matin, dans l'enclos.

Ne se sentant pas intégré dans l'équipe de Domino, même après avoir dormi dans leur pondoir, il finit par se lasser de leur animosité.

A force de passer la tête dans tous les trous du grillages, il trouva une brèche et prit le chemin de son ancien poulailler. Alors qu'il n'avait pas émis un son durant toute sa détention, il se mit alors à chanter. Cocorico ! Cocorico ! En appelant ses anciens congénères à gorge déployée, sa joie crevait les yeux. Son propriétaire le retrouva près de chez lui et, malgré un espace réduit et plus de poules au mètre carré, il fut heureux de rentrer chez lui.

Oeuf pondu sous mon objectif
Non, je ne suis pas La femme qui parlait à l'oreille des poules (ou alors tout le monde peut l'être car il est facile de sympathiser avec elles), mais j'ai découvert que le monde de ces oiseaux est un univers fascinant. Il conforte mon idée de ne pas les traiter comme de la vulgaire volaille, sans aucun respect pour elles malgré tous les avantages qu'elles procurent.

L'homme étant omnivore, il peut manger de tout, certes. Mais dans ce cas, pourquoi ne pas s'en tenir aux œufs (de ses propres poules, pas d'élevage), aux céréales et aux légumes ?
Un geste qui permettrait à la fois de respecter le bien-être des animaux et de limiter les émissions de  CO².

Noëlle Septier-Saugout
Présidente de LAEO France
Directrice bénévole de LAEO Europe
www.laeo.fr





 

mercredi 8 mai 2019

Refuge de l'Arche


 Depuis plus de 40 ans que le Refuge de l'Arche existe, son utilité n'est plus à démontrer.

Fondé par Christian Huchedé, il est à présent dirigé par son fils Yann et administré par le CEPAN 
(Club d'Etude et de Protection des Animaux et de la Nature).

Des centaines d'animaux sont arrivés au refuge, le plus souvent abandonnés ou blessés, et y ont tous trouvé une main tendue pour les soigner et les réconforter.

Soutenu et parrainé par de nombreuses personnalités, aidé par la Fondation Brigitte Bardot, 30 Millions d'Amis et de nombreux membres, sans oublier la région du Pays de la Loire et le département de la Mayenne, le Refuge de l'Arche est le paradis de la faune sauvage.

Martha (©NoelleSeptier)
Dans le cadre du programme de LAEO Europe pour sauver les ours d'Ukraine des zoos et des cirques, LAEO France a sollicité  le Refuge de l'Arche pour les accueillir.

Malheureusement, les deux ourses Martha et Zoé, occupant depuis plusieurs années, et jusqu'à la fin de leurs jours, l'enclos dédié à cette espèce, nos ours devront trouver un autre foyer.

Malgré tout, la présidente de LAEO France, a tenu à visiter ce Refuge dont la réputation dépasse les frontières.

"J'ai été impressionnée par le nombre d'animaux recueillis et les soins qui leur sont apportés. Le Refuge de l'Arche est un sanctuaire unique en France. Bien qu'il ne soit pas en capacité de recevoir nos ours, nous avons décidé de le soutenir pour aider les animaux dans le besoin", explique Noëlle Saugout après son long et fructueux entretien avec Yann Huchedé, le directeur du Refuge de l'Arche.

C'est ainsi que, depuis le 2 mai dernier, l'association est membre du CEPAN, l'association qui gère le refuge, afin de soutenir ses programmes de protection de la faune sauvage.


Le mot du CEPAN en remerciement à LAEO
 
"Parce que votre soutien est précieux, nous mettons un point d’honneur à ce qu’il se transforme en ACTION concrète pour les animaux du Refuge de l'Arche et leur environnement (achats de nourritures, aménagement des parcs, animations diverses autour de la protection animale...).  

C'est grâce à VOUS aussi que des animaux peuvent être soignés, sauvés au sein du Centre de Sauvegarde, géré par l’Association  CEPAN. 

Encore un grand MERCI !"


Serge FAGUIER                   Yann HUCHEDE
Président du CEPAN    Directeur du Refuge de l'Arche


Pour aider LAEO Ukraine à créer son sanctuaire pour les ours, faites un don à LAEO en cliquant ici.
Tous les dons sont déductibles des impôts à 66%.

Contact : LAEO France 
www.laeo.fr

samedi 27 avril 2019

Ours du zoo de Kherson






Bravo LAEO Ukraine !

Après avoir réussi à aménager un enclos spacieux pour des loups en cage, après avoir permis à 4 lions, enfermés dans des cages, de s'envoler vers l'Afrique du Sud et de retrouver leur liberté dans une réserve spacieuse (cliquer ici) en partenariat avec LAEO France, LAEO Ukraine s'est fixé pour objectif de libérer des ours bruns du joug de l'homme.

LAEO est de nouveau partenaire pour cette mission de sauvetage.

 
Deux ours de cirque ont déjà obtenu leur passeport pour la Roumanie où, grâce à la Fondation 30 Millions d'Amis, ils seront accueillis par le sanctuaire de Belitsa... sous réserve de trouver les fonds pour leur transport.
 
Pour apporter votre soutien, les dons, déductibles des impôts, sont à envoyer à LAEO France (cliquer ici)

Deux autres ours, provenant du zoo de Kherson, attendent qu'une réserve leur ouvre ses portes afin de quitter la prison infâme dans laquelle ils se trouvent.
 
LAEO France, en tant que partenaire de LAEO Ukraine, s'est mis en quête d'une réserve digne de ce nom pour les accueillir. 



Pour nous aider, c
ontacter-nous sur le site de LAEO France :
 www.laeo.fr

lundi 3 décembre 2018

4 lions retrouvent la liberté



Nathan, Charlie, Kai and Luca.

Quatre lions, dont trois lionnes, enfermés dans cette horrible prison d'Ukraine que l'on appelle un cirque, étaient destinés à l'amusement de nos concitoyens européens et croupissaient dans le froid glacial de la Russie





C'était sans compter sur l'exceptionnel Lionel DeLange, directeur de LAEO Ukraine, qui a décidé de leur rendre leur écosystème, celui qui appartient à tout félin sauvage et qu'ils n'avaient jamais connu.

Lionel DeLange a travaillé d'arrache-pied pour collecter les fonds (35 000 euros) destinés à leur voyage jusqu'en Afrique du Sud.

Un travail de longue haleine, freiné par ceux qui se sont fait un plaisir de lui mettre des bâtons dans les roues, mais soutenu durant toute l'année 2018 par nombre de personnes et d'associations dont la famille Ayesha, les Bateleurs, Mauro de la fondation Londisizwe et LAEO France.

Grâce à cette armée de personnes bien intentionnées, Nathan, Charlie, Kay et Luca ont fait le trajet fin novembre à Sambir (Ukraine) jusqu'à l'aéroport international de Borispol.

Embarqués dans un cargo, ils sont arrivés sans encombre à Port Elizabeth et ont été introduits dans la réserve Kragga Kamma Game Park après un voyage de trois jours et de 8000 kilomètres. Intradco Global, les experts en transfert d'animaux, et Turkish Cargo ont ensuite permis aux lions d'aller ensuite d'Istanboul à Johannesburg, soit un vol de 10 longues heures.
Lionel De Lange les a suivi jusqu'à leur destination pour s'assurer que tout ce passe comme convenu.
La libération de ces lions a été à l'origine d'une grande liesse sur tous les réseaux sociaux et un comité d'accueil avec, à sa tête, Yvette Taylor, directrice de LAEO International.

Si ces lions, encore tout intimidés par leur nouvel environnement, ont mis un certain temps à réaliser qu'ils étaient sortis de l'enfer pour connaître le paradis sur Terre, leurs contributeurs ont tous sautés de joie et exprimés leur émotion à leur place.

Dès son retour en Ukraine, Lionel DeLange reprendra son combat pour organiser le sauvetage des ours de ce pays pour lesquels il a obtenu un terrain qui leur servira de réserve.
LAEO sera encore au rendez-vous et nous comptons à nouveau sur vous pour nous aider à y parvenir.
Le chemin est long. Aussi long que pour sauver ces quatre félins, voir beaucoup plus long.
Grâce à la solidarité des amis des animaux, cela risque heureusement de changer.


MERCI à LIONEL pour ce merveilleux accomplissement §
Soutenez LAEO Ukraine !

Contact France : www.laeo.fr

CAP Loup au Festival de Montier-en-Der

Au 22e festival de la photo animalière et de la nature de Montier-en-Der (15 au 18 novembre), les organisateurs avaient permis à CAP Loup d'y tenir un stand.

LAEO, association partenaire de CAP Loup, avait répondu présent pour sensibiliser les visiteurs à la cause du loup avec Sur les Traces du Loup, Mille Traces, la LOP Champagne et AVES.
Des animations avaient été organisées pour les classes des écoles de la ville.

Avec Cécile Delmotte, présidente de Sur les Traces du Loup, la présidente de LAEO France a animé un atelier sur les différentes façon de marcher des mammifères.

Plantigrades, digitigrades, onguligrades, ces termes font maintenant partie du vocabulaire des enfants venus avec leurs instituteurs étudier les différents sortes de loups de par le monde.



Créé en 2014, CAP Loup est un ensemble d’associations de protection de la nature rassemblées autour d’un objectif commun : 

la protection du loup en France.
http://www.cap-loup.fr/


mercredi 12 septembre 2018

Chiffres à l'appui

Pour information (source Politique & Animaux) :

· 80% des Français jugent la cause animale importante, selon un sondage IFOP de 2017 (source : Collectif Animal Politique).
· 67% considèrent que les animaux sont mal défendus par les politiques, selon un sondage IFOP de 2018 (source : 30 Millions d'Amis)
· 39% déclarent que les propositions des candidats en matière de protection des animaux peuvent influencer leur vote, selon un sondage IFOP de 2017 (source : Collectif Animal Politique). Soit 10 points de plus qu'en 2012 (source : 30 Millions d'Amis).

Chasse
· 91% des Français sont favorables à une réforme de l’organisation et de la réglementation sur la chasse pour les adapter à la société actuelle, selon un sondage IFOP de 2016 (source : ASPAS & One Voice).
· 60% ont une mauvaise opinion de la chasse, selon un sondage BVA de 2015 (source : Domeo & Presse régionale).

Statut des animaux sauvages
· 87% des Français souhaitent l’extension de la protection contre les mauvais traitements aux animaux sauvages, selon un sondage SOFRES de 2011 (source : Convention Vie et Nature).
· 78% sont favorables à la reconnaissance du statut d’être vivant et sensible pour tous les animaux sauvages selon un sondage IFOP de 2017 (source : Fondation Brigitte Bardot).

Dimanche sans chasse
· 82% des Français sont favorables à ce que le dimanche devienne un jour non chassé, selon un sondage IFOP de 2017 (source : Fondation Brigitte Bardot). Soit 3 points de plus qu'en 2016 (source : Collectif Dimanche sans chasse) et 28 points de plus qu'en 2009 (source : ASPAS).

Chasse à courre
· 84% des Français sont contre la chasse à courre, selon un sondage IFOP de 2017 (source : Fondation Brigitte Bardot).
· 75% souhaitent interdire la chasse à courre, 85% considèrent que c’est une pratique cruelle et76% pensent qu’il s’agit d’une pratique d’un autre âge, selon un sondage IPSOS de 2010 (source : One Voice).

Chasse de nuit
· 74% des Français souhaitent interdire la chasse de nuit des canards et oies sauvages, selon un sondage IFOP de 2017 (source : Fondation Brigitte Bardot).

Animaux élevés pour la chasse
· 64% des Français souhaitent interdire les élevages et les lâchers d’animaux destinés à la chasse, selon un sondage IFOP de 2017 (source : Fondation Brigitte Bardot).

Animaux dits "nuisibles"
· 66% des Français sont défavorables à la réglementation qui autorise toute l'année la chasse et le piégeage des belettes, fouines, martres, putois, corbeaux, corneilles, étourneaux, geais des chênes, pies, pigeons ramier, bernaches du Canada... selon un sondage IFOP de 2017 (source : Fondation Brigitte Bardot).

Animaux d'espèces protégées
· 89% des Français souhaitent interdire l'importation de "trophées" en France et de la chasse d'espèces extrêmement menacées (fauves, ours, etc.) selon un sondage IFOP de 2017 (source : Fondation Brigitte Bardot).
· 75% trouvent totalement inacceptable que l’État français fasse abattre des animaux d'espèces protégées, tels que les loups, les vautours ou les bouquetins, au motif qu’ils peuvent représenter un risque, selon un sondage IFOP de 2013 (source : ASPAS & One Voice).
· 76% considèrent que les loups ont toute leur place dans la nature en France, et 80% sont opposés à son éradication, selon un sondage IFOP de 2013 (source : ASPAS & One Voice).
· 76% se déclarent favorables à une interdiction pleine et entière du commerce de l'ivoire en France, selon un sondage IFOP de 2015(source : IFAW).Sondage IFOP pour IFAW administré du 01 au 03 juillet 2015 avec marge d’erreur égale à 1,8.

Chasse et sécurité
· 71% des Français ne se sentent pas en en sécurité en période de chasse dans la nature, selon un sondage IFOP de 2017 (source : Fondation Brigitte Bardot). Soit 10 points de plus qu'en 2016 (source : ASPAS & One Voice) et 17 points de plus qu'en 2009 (source : ASPAS).
· 79% sont favorables à la réduction de la période chasse en France selon un sondage IFOP de 2017 (source : Fondation Brigitte Bardot).
· 60% considèrent injustifiée l'impossibilité de contrôler l’alcoolémie des chasseurs, selon un sondage IFOP de 2016 (source : ASPAS & One Voice).
· 65% se disent gênés par les chasseurs lorsqu'ils se promènent dans la nature selon un sondage IFOP de 2011 (source : 30 Millions d'Amis).

Prosélytisme des chasseurs dans les écoles
· 62% des Français trouvent injustifié que les chasseurs soient autorisés à intervenir dans les écoles, selon un sondage IFOP de 2010 (source : ASPAS).

Corrida
· 80% des Français considèrent que le supplice et la mise à mort d’un animal (comme dans une corrida ou un combat de coqs par exemple) ne peuvent plus être considérés comme un spectacle en 2018 en France, selon un sondage IFOP de 2018 (source : Fondation Brigitte Bardot).
· 74% sont favorables à l'interdiction des corridas en France, selon un sondage IFOP de 2018 (source : 30 Millions d'Amis). Soit 1 point de plus qu'en 2015 (source : Alliance anticorrida) et 8 points de plus qu'en 2010 (source : La Lettre de l'opinion).
· 72% ont une mauvaise opinion de la corrida, selon un sondage BVA de 2015 (source : Domeo & Presse régionale).

Accès des mineurs aux arènes
· 83% des Français sont favorables à l’interdiction pour les mineurs de moins de 14 ans d’assister à des corridas avec mise à mort des taureaux, selon un sondage IFOP de 2015 (source : Alliance Anticorrida).
· 78% sont favorables à l’interdiction pour les mineurs de moins de 16 ans d’assister à des corridas avec mise à mort des taureaux, selon un sondage IFOP de 2018 (source : PROTEC).

Subventions publiques aux corridas
· 61% des Gardois désapprouvent les subventions allouées aux corridas de la part des mairies, du conseil général et du conseil régional, selon un sondage IPSOS de 2010 (source : Alliance Anticorrida).

Localement
· 75% des habitants des départements "taurins" sont opposés aux corridas, selon un sondage IFOP de 2017 (source : Alliance Anticorrida).
· 66% des Gardois sont défavorables aux corridas avec pique, banderilles et mise à mort, selon un sondage IPSOS de 2010(source : Alliance Anticorrida).
· 71% des Gardois se déclarent sans affection pour la tauromachie, selon un sondage IPSOS de 2010 (source : Alliance Anticorrida).
· 72% des Gardois souhaite limiter l’accès aux arènes pour les enfants de moins de 15 ans, selon un sondage IPSOS de 2010 (source : Alliance Anticorrida).
· 55% des Alésiens souhaitent la fin des corridas dans leur ville, selon un sondage CSA de 2013 (source : CRAC).
· 62% des Fréjusiens se disent contre l'organisation de corridas dans leur ville, selon un sondage IPSOS de 2001 (source : FLAC).

Zoo / Cirque
· 93% des Français pensent qu’il faudrait avoir une législation de l’UE obligeant toute personne utilisant des animaux à des fins commerciales d’en prendre soin, selon l'Eurobaromètre 2016 (source : Commission européenne).

Détention d'animaux dans les cirques
· 67% des Français sont favorables à l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques, selon un sondage IFOP de 2018 (source : 30 Millions d'Amis).
· 81% des Français et des vétérinaires ayant répondu sont favorables à une interdiction des animaux sauvages dans les spectacles, selon un sondage réalisé par les Docteurs vétérinaires Sophie DOL et Sophie WISEUR.

Delphinariums
· 54% des Français sont favorables à une interdiction des delphinariums, 72% se déclarent opposés à la capture et au maintien en captivité de dauphins pour les montrer au public et 69%considèrent que les dauphins sont souvent stressés par les spectacles et le bruit que font les spectateurs, selon un sondage IPSOS de 2011 (source : One Voice).
· 78.5% des Français et des vétérinaires ayant répondu sont favorables à une interdiction des cétacés et autres espèces dans les delphinariums, selon un sondage réalisé par les Docteurs vétérinaires Sophie DOL et Sophie WISEUR.

LAEO est une association de protection de la biodiversité, fondée en 2004 par le Dr Lawrence Anthony, médaillé de la Terre aux Nations Unies et auteur de "L'Arche de Babylone", "L'homme qui murmurait à l'oreille des éléphants" et "Les dernier rhinocéros".
www.laeo.fr

mercredi 31 janvier 2018

Non au projet d'élevage industriel de poules pondeuses

Poule élevée en plein air (crédit photo N. Saugout)

LAEO s'associe au Collectif 2035 pour protester contre un projet d'élevage de 40 000 poules pondeuses dans le Sud de l'Aisne.

D'après les documents déposés en mairie, le promoteur déclare élever des poules pondeuses élevées en plein air du fait qu'elles pourront sortir sur un terrain de 16ha.
Or, ce terrain n'est pas aux normes pour 40 000 poules et réduit par conséquent leur espace vital extérieur. 
D'autre part, le hangar de moins de 2000m² dans lequel elles seront confinées implique qu'elles seront au nombre de 25 par m². D'après les normes pour un élevage de poules en plein air, ce chiffre est bien supérieur à celui d'un élevage de poules en cage.
L'association dénonce activement les conditions de vie des 32 millions de poules élevées en cage (soit 68% des poules pondeuses françaises). Non seulement celles-ci n'ont pas accès à l'extérieur mais leur espace vital est réduit à 750cm2 (soit 16 poules au m²) sachant que les poules bio sont 6 au m².
De plus, pour répondre aux attentes des consommateurs, les grandes surfaces favorisent les oeufs de qualité au détriment de l’élevage intensif car, outre les conditions de vie des volailles, les oeufs de poules industrielles sont source de maladie. En effet, une enquête réalisée par l'Autorité européenne de sécurité des aliments a conclu que les oeufs pondus par des poules en cage sont plus susceptibles d'être contaminés par la bactérie Salmonella que ceux pondus par des poules dans les systèmes sans cage.
D’autres recherches ont montré que les œufs des poules en liberté contiennent plus de protéines et d'oméga 3 que les œufs des poules en cage.
En conclusion, il est primordial d'interdire cette ferme-usine de poules pondeuses et de n'autoriser qu'une ferme dont les oeufs seront estampillés par le chiffre FR0 (bio), tout au plus FR1, car ces poules dites « plein air » bénéficient d’un éclairage naturel, de litière, de perchoirs, de nids. Elles peuvent sortir, gratter, picorer, rechercher la nourriture et ne sont que 9 par m², autant d’aspects qui sont essentiels à leur santé et leur bien-être, et donc à celui des consommateurs.
La pétition créée par le Collectif est en ligne sur :
https://www.mesopinions.com/petition/nature-environnement/aux-40-000-poules-pondeuses-coeuvres/38946

Contact : www.laeo.fr