dimanche 28 février 2021

Le vautour moine


Dans le cadre de la stratégie nationale pour la biodiversité, la France consacre un effort particulier à la préservation des espèces les plus menacées présentes sur son territoire.

Pour ces espèces, le ministère de la transition écologique met en place des plans d’actions, qui sont complémentaires au dispositif législatif et réglementaire les protégeant. 

Ces plans visent à coordonner les actions de sauvegarde des espèces végétales et animales les plus vulnérables pour lesquelles la France a une responsabilité patrimoniale.

C’est le cas du Vautour moine (Aegypius monachus) qui fait à nouveau partie de l’avifaune nicheuse de notre pays grâce à la réussite d’un premier programme de réintroduction engagé en 1992.

Les mesures de protection mises en place, notamment dans le cadre des plans d’actions successifs en faveur de cette espèce, ont permis d’accompagner la réintroduction de l’espèce sur trois secteurs différents, la région des Grands Causses, les Baronnies et le Verdon. Mais avec une population totale de l’ordre de cinquante couples reproducteurs en 2020, l’espèce reste encore très menacée à l’échelle nationale.

En effet, ce grand rapace planeur est exposé à certaines menaces comme les collisions avec les câbles électriques et les éoliennes, les empoisonnements ainsi que les dérangements sur ses sites de nidification.

Afin de consolider le rétablissement de la population de vautours moines en France, un document a été élaboré par la Ligue de Protection des Oiseaux, avec le concours d’un comité de suivi constitué des différents partenaires concernés par l’espèce, et sous la coordination de la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL) Occitanie.

Ce plan d’actions définit une stratégie destinée à favoriser l’implantation durable de cette espèce sur notre territoire et accompagner cette reconquête.

Les principales actions prévoient la réduction des risques de mortalité d’origine anthropique ainsi que la préservation des sites de nidification et des ressources alimentaires. Des mesures destinées à favoriser la connexion avec les autres populations européennes de vautours moines sont également envisagées.

Le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) a donné un avis favorable le 18 décembre 2020 sur ce Plan national d’actions (2021-2030). Ses remarques ont été prises en compte.

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mercredi 3 février 2021

samedi 31 octobre 2020

Conservation des libellules

 

La libellule déprimée

Le Plan national d’actions (PNA) en faveur des « Libellules », agit pour la préservation des odonates menacés et de leurs habitats, Il concerne trente-trois espèces de libellules de France métropolitaine.

Le bilan de la mise en œuvre du premier PNA contient des points très positifs (actions de connaissance conduites pour mieux les conserver, actions de conservation, actions de sensibilisation/communication). 

Le PNA a fait l’objet de déclinaisons régionales dans 21 des anciennes régions, et 28 structures locales se sont investies dans sa mise en œuvre. 

Il a été l’occasion d’une amélioration sensible du nombre de données disponibles des espèces concernées (+31,5% d’augmentation via le SINP Système d’information de l’inventaire du patrimoine naturel). 

Les enjeux « libellules » sont enfin mieux intégrés dans les politiques publiques (Trame verte et bleue, Stratégie des aires protégées, réseau de sites Natura 2000, études d’impact et d’incidence...).

Il convient toutefois de poursuivre et consolider l’effort de conservation de ces espèces et des espèces ajoutées, ainsi que de leurs habitats, leur état de conservation restant préoccupant. 

 

Il est en tout état de cause indispensable de renforcer la préservation des zones humides, qui forment leur milieu de vie.

Les objectifs opérationnels du nouveau PNA2020-2030 sont les suivants :

1) des déclinaisons régionales cohérentes avec les enjeux et politiques de conservation existantes, intégrant une approche biogéographique notamment à l’échelle des bassins versants, en lien étroit avec les objectifs du Plan national d’actions en faveur des zones humides ;

2) la poursuite de la mobilisation des gestionnaires d’espaces naturels dans la coordination et la mise en œuvre d’actions conservatoires favorables aux espèces concernées, en facilitant la prise en compte des libellules dans l’application de la GEMAPI (Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations) ;

3) l’implication des agriculteurs et des forestiers qui ont un rôle majeur à jouer dans la préservation des espèces visées par ce PNA ;

4) le soutien des réseaux naturalistes dans leur démarche d’amélioration des connaissances, en lien avec l’Inventaire national des odonates et l’exercice de rapportage européen des espèces de la Directive dite habitats-faune-flore, portés par le Muséum national d’histoire naturelle et l’Office pour les insectes et leur environnement ;

5) une implication plus grande des organismes de recherche scientifique dans le suivi des populations des espèces prioritaires (analyse des données d’occurrence notamment, mais aussi pour l’évaluation des modalités de conservation mises en œuvre).

Douze actions sont déployées pour concrétiser ces objectifs.
Le CNPN (Conseil national de la préservation de la nature) a donné un avis favorable au projet en date du 9 juillet 2020 et ses observations ont été prises en compte.

Voir la consultation publique sur ce lien : http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/

mercredi 14 octobre 2020

Référendum pour les animaux

 Qu'est-ce que le référendum pour les animaux ?

 Ce Référendum d'Initiative Partagée (RIP) a pour objectif d'améliorer le sort de plus d'un milliard d'animaux.

- Les animaux subissant les expérimentations scientifiques (l'expérimentation est interdite s'il existe une méthode alternative)

- Les animaux de batterie (élevage en cage interdit à partir de janvier 2015)

- Les animaux élevés pour leur fourrure (plus de commercialisation dès janvier 2025)

- Les animaux d'élevage intensif (bâtiments n'offrant pas d'accès au plein air interdits dès janvier 2040)

- La faune sauvage traquée dans les chasses à courre et autres méthodes de chasse

- Les animaux en captivité (interdiction des spectacles ayant recours aux espèces sauvages)

 


 Quelle en est l'origine ?

Soutenue par le journaliste et porte parole de la Fondation Brigitte Bardot, Hugo Clément, le Référendum a reçu le soutien de nombreuses personnalités et celui des grandes organisations de défense de la biodiversité. Elle émane d'une proposition de loi relative à la responsabilité environnementale des êtres humains vis-à-vis des animaux et a été présentée le 2 juillet 2020 par les hommes d'affaires Xavier Niel , Marc Simoncini et Jacques-Antoine Granjon.


La procédure

Le référendum d’initiative partagée permet de soumettre une proposition de loi au référendum si elle est soutenue par au moins 185 parlementaires et 10% des personnes inscrites sur les listes électorales (soit 4,7 millions).

Une fois les 185 parlementaires réunis, le Conseil constitutionnel dispose d’un délai d’un mois pour examiner le texte et s’assurer qu’il est conforme à la Constitution.

Si la proposition de loi est validée par le Conseil constitutionnel, le ministère de l’Intérieur ouvre le recueil des soutiens. Nous disposons alors de neuf mois pour recueillir les 4,7 millions de signatures nécessaires.

 

Comment soutenir le référendum au niveau individuel ?

1- Dans un premier temps, apportez votre soutien en cliquant sur « Je m’engage ! » et en laissant vos coordonnées afin que nous puissions vous joindre et vous tenir informé des suites de l’initiative. N’hésitez pas à contacter votre député et/ou sénateur pour l’inciter à soutenir le référendum pour les animaux.

2- Dans un second temps, une fois le recueil des soutiens mis en place (vous serez alertés), il suffira de vous connecter sur le site créé par le ministère de l’Intérieur pour apporter votre signature. Pas d’inquiétude, nous vous donnerons la marche à suivre.

3- Dès maintenant et pendant les mois qui viennent, parlez du référendum pour les animaux autour de vous et sur les réseaux sociaux pour inciter vos proches à signer. Des groupes locaux seront mis en place près de chez vous pour faciliter la mobilisation. Si vous parvenez à convaincre quelques personnes autour de vous, c’est gagné !

samedi 29 août 2020

La tourterelle des bois en déclin

La tourterelle des bois est une espèce migratrice visible en Europe de fin avril à septembre, sa période de reproduction, avant de passer l’hiver en Afrique du nord, dans la zone du Sahel, où les températures lui sied davantage. Contrairement à la tourterelle turque qui a envahi depuis quelques dizaines d’années nos jardins, Streptopelia turtur est une espèce menacée qui vit à l’écart des Hommes et des villes, en bordure de forêt, dans les haies, les bosquets, la garrigue ou encore les marais boisés. Dans l’Hexagone, on la connait peu et sa discrétion est peut-être en cause : « La France accueille près de 10 % de la population européenne de tourterelles des bois, derrière l’Espagne (46 %) et la Turquie (12 %) », explique la LPO dans son communiqué de presse.

La chasse de la tourterelle des bois est autorisée à Chypre, en Autriche, en Bulgarie, en France, en Grèce, en Italie, à Malte, au Portugal, en Roumanie, en Espagne. Environ deux millions d’oiseaux sont tués chaque année en toute légalité. Pourtant, l’espèce est victime d’un déclin important.

 La France, comme six autres pays européens dont l’Italie et l’Espagne, s’est opposée en mai dernier à la proposition de la Commission européenne de suspendre la chasse de la tourterelle des bois. Ces pays ont jusqu’au 30 août pour revenir sur leur décision.

https://www.especes-menacees.fr/actualites/france-ennemie-tourterelles-des-bois/


 Dans l'objectif de diminuer les prélèvements de tourterelles des bois en France, voici le texte du projet d’arrêté relatif à la chasse de la tourterelle des bois 

Saison 2020-2021

Au niveau international, la tourterelle des bois a vu son statut sur la liste rouge UICN passer de préoccupation mineure à vulnérable en 2015 (Birdlife 2017). A l’échelle de l’Europe, l’espèce est classée comme vulnérable et les effectifs sont en déclin (-78% entre 1980 et 2015, Birdlife international 2015). Ce déclin apparaît comme particulièrement prononcé sur la voie de migration occidentale dont fait partie la France.

La population nicheuse de tourterelle des bois (Streptopelia turtur), estimée en 2009 entre 397 000 et 480 000 couples, a diminué de 48% entre 1989 et 2015 et de 44% sur les 10 dernières années. Cette tendance à la baisse, due en grande partie à la disparition des habitats de l’espèce, est aussi observée pour les oiseaux non nicheurs ou migrateurs.

L’objectif du plan d’action international pour la conservation de la tourterelle des bois, est de rétablir le statut de population de la tourterelle des bois européenne, actuellement classée vulnérable (VU) dans la Liste rouge de l’UICN.
Au niveau européen, la Commission européenne souhaite mettre en place une gestion adaptative de la tourterelle des bois visant à élaborer un cadre de modélisation de la gestion adaptative de la chasse, pour chaque voie de migration.

Le ministre en charge de l’écologie a mis en place en janvier 2019 un comité d’experts sur la gestion adaptative. Il a demandé à ce comité de lui fournir un avis relatif à la gestion de la tourterelle des bois.

Dans son avis en date du 13 mai 2019, le Comité d’experts a considéré que la solution à préconiser pour maximiser les chances d’une stabilisation des effectifs à court terme, et permettre une éventuelle restauration des effectifs à des valeurs proches de celles observées dans les années 2000, sur le long terme, passait par la mise en place temporaire de quotas de prélèvement fixés à 0.
Il a précisé que, si un quota de prélèvement non nul devait être toutefois attribué pour la saison 2019, celui-ci ne pourrait excéder 1,3% des effectifs estimés comme disponibles aux chasseurs en France (correspondant à 50% de la valeur maximale estimée comme soutenable par les modèles démographiques), soit 18 300 oiseaux.

L’arrêté ministériel du 30 août 2019 a fixé un quota de 18000 oiseaux pouvant être prélevés. Pour la saison 2019-2020, 4950 oiseaux ont été prélevés et enregistrés dans l’application mobile « Chass’adapt ».

Le Comité d’experts a formulé un avis identique lors de sa séance en date du 29 juin 2020.

Le projet d’arrêté pour la saison 2020-2021 fixe un prélèvement de 17 460 tourterelles des bois, soit 3 % de moins que pour la saison précédente et cela pour tenir compte d’une baisse de population estimée à 3 % par an.

http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=article&id_article=2179

mercredi 6 mai 2020

Soif de sang

Devise de Lawrence Anthony, fondateur de LAEO   

 

Pourquoi la chasse est-elle encore au goût du jour alors qu'elle n'est plus nécessaire à notre subsistance ?

Voilà le thème qui me fait reprendre la plume pendant cette période de confinement, celle pendant laquelle nous ne sommes pas sensés sortir autrement que pour des besoins impérieux à cause d'un minuscule microbe très contagieux appelé "Corona Virus".
Pourtant, les chasseurs font l'impasse.
Les coups de fusil,  audibles dans certaines forêts, notamment dans les Hauts-de-France et le sud de la France, en témoignent, et ils n'hésitent pas à abattre des animaux, dont deux louves pleines dans la Drôme. Comment peut-on se montrer aussi cruel ?

Eh bien, voici le résultat de mes réflexions, qui aurait sans nul doute été salué par  Émile Zola, Victor Hugo, Lamartine et tant d'autres végétariens, n'en déplaise à certains.
Ces gens-là agissent sous le coup d'une impulsion, une sorte de stimulus-réponse, qui les pousse à obéir à des consignes profondément ancrées en eux.
Cet élan spontané agit, telle une pulsion irrésistible. Ils doivent alors le justifier en se qualifiant de "premiers écologistes de France", ou en évoquant la régulation des espèces et l'amour de la nature.
Il ne s'agit en fait que d'une soif de contrôle, de pouvoir, d'un droit de vie et de mort sur les animaux, d'un besoin sanguinaire tout à fait blâmable si l'on considère que tout être vivant est une âme, un souffle de vie.


Ces gens sont un exemple vivant du behaviorisme en étant conditionnés par des mécanismes réagissant à un stimulus donné, ou à cause d'interactions passées avec leur environnement. D'une façon générale, ces pauvres hères deviennent alors anxieux. Ils doivent se mettre en action comme si leur propre vie en dépendait. Ils attrapent leur fusil et se transforment en une sorte de robot programmé pour tuer.

"Le chasseur est un assassin. Il commet un sacrilège. Tuer pour jouir, non !", écrivait Victor Hugo, et personne ne l'a poursuivi pour calomnie, diffamation ou injure, comme on peut le voir aujourd'hui.

Ce n'est qu'après avoir atteint leur cible qu'ils éprouvent un sentiment de soulagement et que leur soif de sang est apaisée. L'idée d'aller dépecer l'animal et de s'en mettre plein la panse occupe toutes leurs pensées, mais une fois rassasiés et reposés, ils ressentiront à nouveau le désir de mettre un terme à la vie d'une autre bête innocente.
Voilà pourquoi cette activité perdure et n'est pas prête de s'arrêter. Pour preuve, leur demande de réouverture des battues au mois de juin au lieu de la mi-août.

Lawrence Anthony, le fondateur d'Earth Organization, a donné son point de vue à ce sujet dans sa biographie intitulée "L'homme qui murmurait à l'oreille des éléphants" :

Lawrence Anthony


La chasse pour se nourrir ne m'a jamais posé de problème (...) mais chasser pour le plaisir, tuer uniquement pour les sensations que cela procure est un acte condamnable.
J'ai rencontré de nombreux chasseurs de trophées. 
Ils se présentent tous comme d'ardents défenseurs de la nature. 
Ils justifient leurs actes en prétendant agir pour la préservation de la biodiversité.
En vérité, ils cachent une impulsion à tuer qui doit être assouvie par la mort violente d'une autre forme de vie. 
Ils sont prêts à tout pour satisfaire cette pulsion et deviennent très inventifs pour la rendre légitime.
Pour ajouter à l'absurdité de leurs argumentations, il n'existe aucun animal capable de rivaliser un tant soit peu avec l'armement actuel. 
Le puissant fusil de chasse à lunette de visée sape tous les arguments relatifs au côté sportif de la chasse.

Ses propos, qui font écho aux miens, me confortent dans mon envie de rester son porte-parole, comme je le suis déjà depuis 2005, il y a maintenant 15 ans.

Noëlle Saugout, fondatrice de LAEO, L'Association d’Écologie coOpérative.


 

jeudi 16 avril 2020

Un perroquet ambassadeur

Albert Dishwasher, ou Dish comme il se surnomme lui-même, est un perroquet jaco. Il est né en captivité il y a une quinzaine d'années et a été élevé par une femme qui l'a traité comme un membre de sa famille.  
 Les perroquets jaco sont aussi intelligents qu'un enfant de 3 ans. On peut leur apprendre des tours et à parler.
Cependant, Dish n'a jamais été dressé à le faire. 
C'est à force d'entendre les gens autour de lui qu'il a fini par s'exprimer avec les mots qu'il avait déjà entendu, dès son plus jeune âge.  

Il adore poser des questions, résoudre des problèmes et apporter son aide, mais il peut être très autoritaire, particulièrement envers les autres oiseaux. 

La première fois qu'il a vu quelqu'un s'adresser à lui par ordinateur, il lui a posé cette question étonnante : "Est-ce que tu veux sortir de là ?".
Et, en entendant un autre oiseau dans la pièce à côté, il a demandé : "Est-ce que c'est un oiseau ?". "Oui, lui a répondu sa maîtresse. Jessica est venue avec son propre oiseau." Après un temps de réflexion, il l'a alors interrogé : "Est-ce que je suis un oiseau ?" 
Dish est un formidable ambassadeur pour le monde de la biodiversité.
Nous sommes heureux qu'il ait accepté d'être notre porte-parole officiel.

Bienvenue sur son blog – Dish Dishes!
Contact : LAEO International