mardi 1 juillet 2014

Conference Cerza

COMMUNIQUE DE PRESSE : Conférence pour l'amélioration de la condition animale

Le 24 juin 2014, une conférence organisée par Gaëtan Petit, du Parc zoologique de Cerza, a réuni pour la première fois Françoise Malby Anthony, directrice générale de la réserve de Thula Thula, Virginie Roy, présidente de l'AFSA et Noëlle Septier Saugout, présidente de LAEO autour de différents projets : le bien-être des animaux sauvages en captivité, la proposition de résolution  à l'ONU pour la protection de la faune sauvage en zones de conflits, le nouveau Centre de réhabilitation des rhinocéros de Thula Thula et "Sur les trace de Lawrence Anthony", l'ouvrage biographique qui nous plongera dans l'univers du fondateur de LAEO.
On June 24th, a lecture has been given at Cerza Park with Françoise Malby Anthony (Thula Thula), Virginie Roy (AFSA), Noelle Septier Saugout (LAEO) and Gaëtan Petit (Cerza) about the protection of animals in parks and warzones, the Thula Thula Rhino Fund and the biography of Lawrence Anthony.


Françoise et l'AFSA (Anthony, Virginie, Gaëtan, Mathieu et Axel)



Cette nouvelle alliance est le fruit des efforts communs pour l'amélioration de la condition animale et la survie de la faune en zones de conflits ainsi que de le personnel qui travaille dans ce domaine, que ce soit pour la recherche, l'étude ou la conservation de ces animaux.

This new partnership is born from the willingness to improve the animal condition in the world. Moreover, on June 29th, for the 9th anniversary of the french organization, Françoise Malby Anthony has accepted to be the president of honour of LAEO France.



Cinq jours plus tard, pour le 9e anniversaire de LAEO France, Françoise Malby Anthony, la femme du fondateur de LAEO, est nommée Présidente d'Honneur de l'association TERRE Lawrence Anthony.
Toute l'équipe lui souhaite la bienvenue et la remercie pour son soutien.


Françoise, Gaëtan et Noëlle



Pour signer la pétition pour la protection de la faune sauvage en zones de conflit (Wildlife in warzones), cliquer ici
Pour contacter l'AFSA, cliquer ici.
Pour contacter le Centre de réhabilitation des rhinocéros (Rhino Fund), cliquer ici.
Pour contacter LAEO, cliquer ici.

mardi 25 mars 2014

Le zoo d'Ukraine en difficulté

URGENT ! LES ANIMAUX DU ZOO D'UKRAINE ONT BESOIN DE NOUS !

L' instabilité politique et économique règne actuellement en Ukraine et l'impact sur les civils est désastreux. Les animaux du zoo n'échappent malheureusement pas à la règle et LAEO a décidé d'agir pour leur éviter de subir le même sort que ceux du zoo de Koweït City en 1991, du Kosovo en 1998 et d'Afghanistan en 2001.

Le gouvernement a dû faire des choix économiques difficiles et le zoo a chuté de la liste des priorités pour privilégier tout naturellement les citoyens. Le zoo de Nikolaev abrite 6000 animaux et n'a de quoi nourrir les carnivores que pendant un jour ou deux. Les herbivores ont de quoi tenir deux semaines mais les fournitures médicales sont épuisées.

"Les animaux ne se battent pas pour prendre le pouvoir, ils n'ont pas d'opinions politiques, ils veulent seulement vivre", a déclaré le directeur du zoo ukrainien. 
Afin d'assurer la continuité des actions de Lawrence Anthony, parti sauver le zoo de Bagdad en 2003 lors de la guerre en Irak, nous avons contacté le zoo Nikolaev pour leur faire savoir que nous prenions la situation en main.

Il nous faut donc trouver immédiatement 45 000$  afin de répondre à leurs besoins alimentaires et renouveler les produits médicaux. Dans quatre à six semaines , une fois que le temps sera au beau, les admissions recueillies par les visiteurs du zoo pourront prendre le relai mais les animaux ne peuvent pas attendre jusque-là.

A Bagdad, le zoo était passé de 600 animaux à 35 en seulement 9 jours, la plupart étant morts de faim ou de déshydratation, ou tombés entre les mains des pilleurs.

Selon notre devise, "Personne ne survit seul" et nous comptons sur l'aide de chacun pour qu'aucun de ces animaux ne soit victime de la crise politique. Le directeur de LAEO Ukraine, Lionel De Lange s'est engagé à ce que les dons soient reversés intégralement au zoo pour les animaux en captivité.  
MERCI !
Contact : www.laeo.fr
LION DU ZOO D'UKRAINE


You may know about the extreme political and economic unrest in Ukraine presently, but what you may not be aware of is the effect it is having on the animals at some of the Ukrainian zoos. While many of us are consumed with our own needs and daily lives, sometimes there are others who occasionally need our assistance in order to survive through an immediate crisis. Please take a minute to learn about this very important initiative and what LAEO is doing to handle it.

Right now, in Ukraine, there are thousands of animals at the mercy of kind people under intense economic duress willing to donate food and supplies in order to ensure the animals stay alive. Their government is having to make extremely difficult economic choices and the zoo has fallen off the priority list.  At the Nikolaev Zoo, there are  6000 animals on the brink. There is only enough food left for the carnivores to eat today and tomorrow. The herbivores have enough to last two more weeks. Medical supplies have run out. The zoo will not have the resources to take care of these needs until the end of April when the weather gets warmer and the fees from zoo attendance go into a viable range. 

Based on Lawrence Anthony's extraordinary rescue initiative of the Baghdad Zoo during the Iraqi war, we have been in direct communication with Nikolaev Zoo and let them know that we are taking this situation on.

We must raise $45,000 in the next few days in order to address their immediate food and medical needs for the next couple of weeks. In four to six weeks, once the weather warms up, the admissions collected by visitors to the zoo will help feed the animals, but we can't wait until then. We want to make sure that not one animal perishes in the present crisis! For those of you familiar with what Lawrence had to deal with in Baghdad, you know how quickly things can get very bad.  In just 9 days, before he arrived, that zoo went from 600 animals down to 35.  Most died from starvation and dehydration.

We are asking you to help us ensure that none of these animals die on our watch.  Your donation - small or large - will go a long way in helping get this situation turned around. The Director of our Ukrainian Chapter, Lionel De Lange, is committed to ensuring that all funds received go directly towards the food and care of the animals.

You CAN make a difference.

MERCI DE PARTAGER CE MESSAGE D'ENTRAIDE
Contact : Yvette Taylor, directrice de LAEO International

jeudi 9 janvier 2014

Opération écoduc

FAUTE DE PASSAGE POUR LA FAUNE SAUVAGE, 
UN AUTOMOBILISTE HEURTE UN LOUP SUR L'AUTOROUTE

Selon une information émanant de la préfecture du Var, un loup a été tué dans la nuit de samedi à dimanche après avoir été percuté par une automobile sur l'autoroute A570 entre Hyères-Toulon.
 L'animal, âgé de 3 ou 4 ans et pesant quelque 29 kilos, a été remis par les CRS aux agents de l'Office national de la chasse et de sa faune sauvage (ONCFS) qui l'ont confié au laboratoire départemental vétérinaire de Draguignan.

La réaction immédiate du préfet du Var,  Laurent Cayrel, a été "la nécessité de maîtriser la prolifération des loups dans le département". 
La  vraie question est de savoir comment il est possible qu'un loup puisse se promener sur l'autoroute, voire la traverser, alors que des passages pour la faune (écoducs) sont impératifs afin de préserver la sécurité des automobilistes et la biodiversité.
Et faut-il travailler à la diminution des espèces sauvages quand la sagesse exige de savoir partager les espaces sauvages avec la faune par le biais de la Trame verte ?




  
"Nous devons vivre en symbiose avec le règne animal et le règne végétal dans un environnement sain,capable de subvenir à nos besoins, a écrit Lawrence Anthony, fondateur de LAEO, dans son livre L'Arche de Babylone. Nous sommes tous unis dans ce jeu vital. Il n’y a pas de fossé, pas de Nous et Eux,  pas d'Homme séparé de la Nature. "


Cet accident démontre bien que les corridors écologiques sont non seulement indispensables pour la protection des automobilistes mais également nécessaires pour éviter la fragmentation écologique du territoire et maintenir les corridors biologiques afin de reconnecter les réserves naturelles entre elles.

 L'association TERRE Lawrence Anthony s'engage dorénavant dans une campagne de sensibilisation pour la sauvegarde de la faune sauvage par le biais de ces écoducs. .

Contact: Noëlle Saugout
www.laeo.fr

mercredi 1 janvier 2014

samedi 2 novembre 2013

Stop Vivisection : une première victoire

ICE : un nouvel outil pour faire la loi !


Le 1er novembre 2013 sera un jour historique dans l'Union européenne (UE) : les premières initiatives citoyennes jamais déposées auront complété leur collecte de plus d'un million de signatures !

ICE (initiative citoyenne européenne), un sigle qu'il faut retenir. Instaurée en 2012, cette procédure permet aux citoyens des pays membres de l'UE de proposer des réformes législatives en collectant un million de signatures, avec des minimums imposés dans chaque pays de l'Union et la contrainte supplémentaire d'atteindre ce minimum dans au moins sept pays.

Il y a eu des abandons... Celles qui vont franchir la ligne d'arrivée sont donc le résultat d'une immense mobilisation "sur le terrain", par internet, les réseaux sociaux, les médias, etc.

Stop Vivisection sera sur le podium !

 

"Nous avons mis du temps à y croire nous-mêmes, avoue Angela Tandura, responsable de la campagne en France. Nous avons essuyé les plâtres ; au début, le système informatique ne fonctionnait pas et, de ce fait, nous avons eu moins d'une année pour collecter ce million -et plus !- de signatures. Les gens ne comprenaient pas pourquoi on leur demandait leur numéro de carte d'identité. Il nous a fallu éduquer les citoyens, leur dire que ce n'était pas une pétition mais un vote."

Une ICE, en effet, contraint la Commission européenne à examiner la proposition de loi demandée. Pour Stop Vivisection, l'arrêt de l'expérimentation sur des animaux et son remplacement par des méthodes fournissant des données pertinentes pour l'espèce humaine.

Cinq scientifiques ou médecins parmi les initiateurs de cette ICE et deux responsables d'associations de défense animale. Au 21e siècle, il est ridicule d'opposer bien-être animal et progrès médical. Il est démontré qu'aucune espèce animale n'est le modèle biologique d'une autre. Il faut que la loi reflète les connaissances scientifiques modernes au lieu d'imposer des méthodes vieilles de plus d'un demi-siècle !

"Nous sommes le porte-parole de la population européenne sur cette question, ajoute Angela Tandura. Nous attendons de la Commission européenne qu'elle respecte le dispositif qu'elle a elle-même mis en place et qu'elle examine avec sérieux cette proposition." Cela fait plus de neuf ans queLAEO soutient le comité scientifique Antidote Europe qui alerte les autorités européennes et nationales sur les graves conséquences de l'utilisation du "modèle animal" pour la santé humaine. Notre message et celui de bien d'autres associations et scientifiques européens ont été ignorés. Nous serons donc très attentifs à la suite qui sera donnée à cette ICE.

Toutes informations sur l'ICE Stop Vivisection : http://www.stopvivisection.eu

Registre des ICE en cours : http://ec.europa.eu/citizens-initiative/public/initiatives/ongoing

vendredi 1 novembre 2013

Opération corne de rhinocéros

La réserve de Thula Thula est la première réserve privée du KwaZulu-Natal (Afrique du Sud) à prendre des mesures drastiques pour sauver ses rhinocéros du braconage en pratiquant la perfusion des cornes. La veuve de Lawrence Anthony, Françoise Malby-Anthony (directrice), David Bozas (conseiller) et le Dr. Mike Toft (vétérinaire) ont pris cette décision d'un commun accord. Le 29 octobre 2013, Thabo et Nthombi, deux orphelins arrivés à Thula alors qu'ils n'avaient que quelques mois, ont été les premiers à avoir eu leur corne perfusée.

Bien qu'encore controversée, la perfusion de la corne de rhinocéros est une solution durable, rentable et efficace contre le braconnage toujours omniprésent en Afrique du Sud. 
Un composé spécial d’ectoparasiticides (sans danger pour les animaux sauvages), est infusé à travers un trou percé dans la corne grâce à un appareil à haute pression conçu par un vétérinaire de la faune sud-africaine. 
Il est ensuite absorbé par la corne entière et reste efficace pendant 7 ans, le temps nécessaire à la croissance complète de la corne. 

L’ectoparasiticide rend la corne impropre à la consommation humaine car il provoque des maladies graves, des diarrhées, des nausées et, dans les cas extrêmes, des convulsions et des troubles nerveux. 
Une teinture indélébile qui colore en bleu la corne est également insérée. 

En plus d'avertir les syndicats internationaux du crime et ceux qui utilisent des remèdes à base de corne de rhinocéros que ces dernières contiennent un produit impropre à la consommation, le colorant peut également être détecté à l'aéroport lors du passage aux rayons X, même si la corne est broyée. 
Les échantillons d'ADN transmis à une base de données et une technologie de suivi par le biais d'une puce sont également mis en oeuvre. 
De plus, des avertissements aux braconniers ont été placés tout autour de la réserve. 

Les rhinocéros de Thula Thula, Thabo et Nthombi sont sous haute surveillance. Des gardes armés les accompagnent 24h/24, 7 jours/7, pour les protéger.
Après une fusillade en 2012 où Thabo a été blessé, et suite à la perte de Heidi, la femelle rhinocéros blanche tuée par des braconniers en 2009, la nécessité d'accroître les mesures de protection est devenue une dure réalité.

Pour plus d'information sur Thula Thula et sa Fondation pour les rhinocéros ou la possibilité de gagner deux nuits à la réserve, contactez francoise@thulathula.comhttp://www.thulathula.com  - www.facebook.com/pages/Thula-Thula-Exclusive-Private-Game-Reserve/106135859547




mardi 29 octobre 2013

Proposition de loi anti-corrida

Trois sénateurs socialistes ont déposé, le 7 octobre, une proposition de loi visant à reconnaître à l'animal « le caractère d'être vivant et sensible ».
Cette proposition de loi, déposée par Roland Povinelli (Bouches-du-Rhône), Roger Madec (Paris) et Roland Courteau (Aude), vise à étendre à l'animal sauvage la nature d'« être sensible » actuellement réservée aux seuls animaux domestiques.
Dès lors, un animal sauvage dont l'espèce n'est ni chassable, ni nuisible, ni protégée ne pourrait plus être blessé, capturé, maltraité ou mis à mort en toute impunité. Une telle évolution du droit suppose une modification du code civil et du code de l\'environnement.
 
Une seconde proposition de loi, déposée le 7 octobre par Roland Povinelli et Roger Madec, vise à « punir les sévices graves envers les animaux domestiques, apprivoisés ou tenus en captivité ». L'objectif est l'interdiction des combats de coq ou des corridas. 

LAEO se réjouit  de cette première approche vers le respect de l'animal et tient à féliciter les trois sénateurs pour cette initiative soutenue par une majorité de Français.



ASSEMBLÉE NATIONALE
CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958
QUATORZIÈME LÉGISLATURE
Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 23 octobre 2013.

PROPOSITION DE LOI
visant à abolir la corrida,
(Renvoyée à la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale
de la République, à défaut de constitution d’une commission spéciale
dans les délais prévus par les articles 30 et 31 du Règlement.)
présentée par
M. Damien MESLOT,
député.
EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames, Messieurs,
La sensibilité à la souffrance d’autrui ne s’arrête plus de nos jours à la souffrance humaine.
Nos contemporains, conscients de la souffrance que peut ressentir tout être sensible doué de mémoire, ont étendu aux animaux qui sont sous notre responsabilité cette protection juridique, quand il s’agit de sévices graves.
Art. 521-1 du code pénal, alinéas 1 et 2 :
« Le fait, publiquement ou non, d’exercer des sévices graves, ou de nature sexuelle, ou de commettre un acte de cruauté envers un animal domestique, ou apprivoisé, ou tenu en captivité, est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende.
À titre de peine complémentaire, le tribunal peut interdire la détention d’un animal, à titre définitif ou non. »
Il ne s’agit donc pas d’établir une égalité homme-animal, mais de rendre l’homme plus grand par sa volonté de prendre en compte la souffrance animale quand elle dépend de lui.
Malheureusement, l’alinéa 3 de cet article (les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux courses de taureaux lorsqu’une tradition locale ininterrompue peut être invoquée. Elles ne sont pas non plus applicables aux combats de coqs dans les localités où une tradition ininterrompue peut être établie) vide de son sens les principes consignés dans les 2 premiers puisqu’il tolère une exception à cette protection élémentaire et autorise « ces sévices graves quand une tradition locale ininterrompue peut être invoquée ».
Comment le législateur peut-il à la fois condamner des actes considérés comme contraire à l’éthique et s’incliner devant le poids d’une tradition en légalisant, en son nom, la brutalité, la torture et la mort infligées à des taureaux ou à des coqs, puisqu’il s’agit précisément des spectacles de leur combat ?
Souffrance animale : Nul n’ignore plus que la souffrance physique est toujours la souffrance, quel que soit l’être sur qui elle se porte.
Les taureaux programmés pour les corridas subissent aussi une préparation au combat (hors de la vue du public) ; il s’agit de diminuer les facultés physiques du taureau pour l’handicaper dans le combat qui l’opposera au torero, tout en exacerbant sa nervosité pour susciter une agressivité qu’il n’aurait pas naturellement.
Les taureaux subissent souvent une mutilation à vif des cornes. L’ablation porte sur la matière innervée qui est ensuite repoussée vers la racine… On imagine le supplice auquel est soumis l’animal.
Dans l’arène, les traitements que subissent les taureaux scandalisent de plus en plus l’opinion publique. Le picador enfonce une lance aux arêtes extrêmement affûtées jusqu’à 14 voire 20 cm, pour affaiblir l’animal et le contraindre à abaisser la tête et, malgré l’interdiction, vrille et fouille la plaie afin de cisailler le ligament de la nuque.
Puis, le torero plante dans la chair de l’animal six banderilles munies de harpons en acier coupant de 6 cm de long, afin de provoquer des hémorragies externes. Vient enfin le « coup de grâce » à l’aide d’un poignard (puntilla) pour sectionner le bulbe rachidien. Il est extrêmement rare que le premier coup porté au taureau lui soit fatal, aussi le matador est-il obligé de s’y reprendre à plusieurs fois.
Il s’agit de tortures infligées sciemment à un animal à l’arme blanche, jusqu’à ce que la mort mette fin à cette attraction dédiée au plaisir de voir souffrir et mourir.
Comment peut-on, en conscience, tolérer qu’au début du XXIe siècle l’on puisse, pour le plaisir d’un divertissement, faire souffrir et tuer un animal ? À une époque où le souci de prendre en compte cette souffrance est un moteur du changement de nos pratiques.
C’est la raison pour laquelle les législations internationales interdisent progressivement les pratiques violentes envers les animaux.
La Grande-Bretagne vient d’abolir la chasse à courre.
Le Tadjikistan interdisait, il y a quelques mois, les combats de coqs qui « portent atteintes au développement moral des jeunes qui feront preuve de cruauté plus tard envers les animaux ».
C’est également pour des raisons éthiques qu’en Espagne, 14 villes de Catalogne se sont déclarées villes anti-corrida, à commencer par Barcelone « pour non-respect de la législation sur la protection de l’enfance ».
Éducation de l’enfant : En encourageant des cruautés exercées en public, on pervertit l’éthique à transmettre à nos jeunes.
Amener un enfant à un spectacle qui accoutume à la souffrance, à la vue du sang, exalte ses passions nocives en les couvrant d’apparats. Le masque de la beauté, beauté revendiquée par les aficionados, ne saurait occulter la cruauté. N’est-ce pas une perversion de l’éducation artistique que de la déconnecter de l’esprit de compassion ? N’est-ce pas une perversion du mythe de l’héroïsme que d’inciter les jeunes « à se jouer de la vie » ?
Sur le plan pédagogique, la corrida fait perdre tout repère à l’enfant. Comment peut-il comprendre qu’il est autorisé, voire splendide, de planter des harpons sur le dos d’un taureau mais qu’en revanche il est interdit, voire affreux, de le faire sur le dos d’un cheval ?
L’absence de repères est à son comble lorsque l’enfant suit une initiation dès l’âge de 7 ans. Dans les écoles de tauromachie, l’apprentissage à la cruauté s’exerce parallèlement à des exercices pratiques sur des veaux et des vachettes : est-ce vraiment le meilleur moyen d’enseigner aux enfants l’amour des animaux ?
Une tradition ancienne doit-elle transgresser l’éthique et les valeurs humanistes actuelles que l’on doit inculquer à nos enfants ?
La cause animale, même si elle n’est pas une priorité par rapport aux souffrances humaines, est une cause qui dépend de la volonté humaine. Encore une fois, l’on ne s’attend pas à ce que les droits humains soient étendus aux animaux. Nous attendons des représentants de la Nation et des pouvoirs publics ce geste symbolique dans le sens de la compassion. Nous formulons l’espoir que les pseudo-raisons économiques, les traditions culturelles d’un autre âge ne puissent s’opposer victorieusement à la sensibilité de l’homme du XXIe siècle.
La légitimité de la France à soutenir dans le monde des combats en faveur de la cause animale perd toute crédibilité si elle n’applique pas chez elle les principes qu’elle défend ailleurs.
Aussi, j’ai souhaité déposer cette proposition de loi afin d’interdire la torture des animaux, notamment lors de corrida ou lors de toute manifestation culturelle impliquant des sévices faits aux animaux.