jeudi 6 janvier 2022

Loi sur la maltraitance animale

Le 18 novembre 2021, le Parlement a adopté une loi "visant à lutter contre la maltraitance animale et conforter le lien entre les animaux et les hommes".

Après des années de travail et de campagne de sensibilisation, les députés et sénateurs se sont mis d'accord sur ces termes. 

Voici les points essentiels de ce texte :

1) la reproduction des animaux sauvages dans les cirques et la fin de leur exploitation d'ici 7 ans, période permettant d'organiser leur accueil dans des refuges adaptés.

2) l'interdiction des spectacles de cétacés ainsi que leur reproduction en bassin dans un délai de 5 ans.

3) la fin immédiate des élevages de visons et autres espèces non domestiques élevées spécifiquement pour leur fourrure.

4) L'interdiction de vente de chats et de chiens en animalerie dès 2024 et l'interdiction immédiate d'exposer ces animaux en vitrine.

5) L'interdiction des manèges à poneys, ainsi que la vente en ligne d'animaux par des particuliers.

6) La fin des montreurs d'ours et de loups.

7) Le renforcement des peines et des condamnations pour actes de cruauté, jusqu'à 5 ans de prison et 75 000 euros d'amende.

Cependant, il reste encore beaucoup à faire pour le bien-être des animaux et nous devons continuer à interpeller les élus sur les "traditions" comme le foie gras, la corrida et la chasse à courre, sans parler de l'horreur de l'abattage, rituel ou pas.

Cette année, LAEO sera encore sur le pont pour dire NON à toute possibilité de maltraitance animale.
Nous comptons sur vous pour nous aider à obtenir des résultats concrets dans ce domaine et nous vous souhaitons une



vendredi 20 août 2021

Couleuvre de Mayotte

 

L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) classe la couleuvre de Mayotte,  (Liophidium mayottensis, sur la liste rouge des espèces menacées en France « en danger critique d’extinction » (CR). 

 

Cet animal, mesurant environ un mètre, fait partie des 16 espèces de reptiles protégées par l’arrêté préfectoral (3/12/2018).

Cet arrêté fixe la liste des espèces animales terrestres et tortues marines protégées et les mesures de protection de ces espèces représentées dans le département de Mayotte, et complétant les listes nationales. 

Si cette espèce est déjà protégée ainsi que leurs habitats, elle reste en danger critique d'extinction.
Il est nécessaire, en complément de cette protection réglementaire, de mettre en œuvre des actions afin d’assurer sa conservation à long terme.

C’est pour ces raisons qu’un Plan national d’actions (PNA) en faveur de la couleuvre de Mayotte a été rédigé et propose 14 actions à réaliser sur une durée de 10 ans afin de palier au manque de connaissances sur cette couleuvre, de mise en place de certaines actions de longue durée (compréhension des origines à Mayotte de la peur du serpent, actions de sensibilisation, création d’un conservatoire pour l’étude et la protection de l’espèce).

Le PNA est piloté par la direction de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DEAL) de Mayotte et fait l'objet d'une consultation publique jusqu'au 12 septembre. 

Le CNPN (Conseil national de protection de la nature) a donné un avis favorable au projet de PNA en date du 27 mai 2021 et LAEO soutient ce projet dans sa totalité.

 

lundi 19 juillet 2021

Mobilisation citoyenne contre la maltraitance animale

Crédit photo NoëlleS
Face à l’inertie du Sénat, la Fondation Brigitte Bardot lance un grand mouvement citoyen afin d’imposer l'examen de la proposition de loi* contre la maltraitance animale.

Le 29 janvier 2021, l’Assemblée nationale a en effet adopté cette ambitieuse proposition de loi « visant à renforcer la lutte contre la maltraitance animale ». 

Le sort du texte est maintenant entre les mains du Sénat, mais aucune date n’a été retenue pour finaliser l'adoption de cette proposition de loi d'une importance capitale pour la protection animale.

Attendue par une majorité de Français, l’amélioration de la condition animale ne peut plus attendre. Cette proposition de loi déposée par les députés de la majorité LREM vise entre autres à renforcer les peines pour maltraitance envers les animaux, lutter contre les abandons, interdire l’exploitation d’animaux sauvages dans les cirques itinérants, proscrire les élevages de visons et condamner la détention des cétacés en captivité.

Courant mai, l’appel de 30 parlementaires et 43 ONG, à destination du gouvernement dans une lettre ouverte publiée dans les médias, est pour l’instant resté sans réponse. Malgré cette mobilisation collective, le gouvernement, qui s’est pourtant engagé à plusieurs reprises à accorder une meilleure protection aux animaux, ne semble pas enclin à inscrire le texte à l’ordre du jour du Sénat sur les semaines qui lui sont réservées.

Face à ce silence du Sénat et du Gouvernement, la Fondation Brigitte Bardot a décidé de saisir les moyens citoyens à sa disposition en lançant une pétition officielle sur le site du Sénat. Par le biais de cette pétition, nous demandons que la Conférence des Présidents du Sénat convienne d’une date pour l’examen de la proposition de loi, afin qu’elle puisse enfin être votée.

Si 100 000 signatures sont récoltées, les sénateurs devront se saisir de cette proposition de loi.

Cette pétition officielle est 100% sécurisée grâce à l'outil d'identification officiel France Connect. Il assure l'anonymat des signataires et la prise en compte de chaque voix.

Pour signer, cliquer ici.

 

*Proposition de loi contre la maltraitance animale

Le 29 janvier 2021, l'Assemblée nationale a adopté la Proposition de loi "visant à renforcer la lutte contre la maltraitance animale" (texte adopté n°558). Cette Proposition de loi, enregistrée au Sénat sous le n°326, doit faire l'objet d'une étude rapide dans le cadre de la procédure accélérée engagée. Toutefois, au 6 mai 2021, aucune inscription n'a été faite à l'agenda pour débattre de ce texte d'une grande importance, attendu par une majorité de Français comme en attestent plusieurs enquêtes d'instituts de sondages. 
 
Parmi les objectifs de cette PPL figurent : la lutte contre les abandons via un encadrement plus strict de la vente des animaux de compagnie (interdiction de la vente des chiens et chats en animaleries dès 2024) et un renforcement des peines en cas d’abandons, l’interdiction des manèges/carrousels à poneys dans les foires, la fin des animaux sauvages dans les cirques cinq ans après la promulgation de la loi, l’interdiction des spectacles de cétacés en delphinarium (dans un délai de 7 ans pour les dauphins, 2 ans pour les orques), la fin des spectacles itinérants d’ours et de loups, l’interdiction des élevages de visons pour la fourrure dans un délai de deux ans… Certains de ces engagements ayant fait l'objet préalablement d'annonces gouvernementales, en particulier dans le domaine des animaux sauvages captifs. 
 
Nous soussignés appelons les sénateurs (conférence des présidents) à inscrire, dans les plus brefs délais, la Proposition de loi n°326 "visant à renforcer la lutte contre la maltraitance animale"  
 
Christophe MARIE
Fondation Brigitte Bardot


vendredi 16 juillet 2021

Réforme radicale de la chasse

En France, la chasse tue chaque année 45 millions d’animaux sauvages libres ou issus d'élevages (dont 30 millions nés en liberté), sans compter les victimes « collatérales » humaines et animales

La chasse n'est ni un loisir ni un art de vivre!
Et ce n'est pas en remplaçant les termes «tuer» et «abattre» par ceux de « gérer », « prélever » ou « servir » que la pratique en est moins cruelle pour les animaux et moins nuisible pour la nature.

Il est temps qu'une activité si destructrice soit interdite. En attendant, voici 10 points pour réformer cette pratique:

  1. Indépendance de la police de la chasse ;
  2. Interdiction de chasser les espèces en mauvais état de conservation ;
  3. Interdiction de chasser en périodes de reproduction ;
  4. Interdiction des pièges tuants ;
  5. Fin des chasses dites « traditionnelles » (glu, tendelle, déterrage, etc…) ;
  6. Abolition de la vénerie sous terre pour toutes les espèces ;
  7. Abolition de la chasse à courre pour toutes les espèces ;
  8. Abolition de la chasse dans les espaces protégés (Parcs Nationaux, Réserves naturelles, réserves biologiques) ;
  9. 2 jours par semaine sans chasse ni piégeage (dont le dimanche) et l'intégralité des vacances scolaires ;
  10. Visite médicale annuelle obligatoire pour le permis de la chasse avec contrôle de la vue

    Nous, soussignés dont l'association LAEO, demandons aux côtés de l'association One Voice une réforme radicale de la chasse !


Amour de la nature ne rime pas avec destruction, dégradation et souffrance animale, mais avec respect et préservation.

Avec le soutien des personnalités:
Laurent Baheux - Photographe
Fabrice Nicolino - Journaliste
Laurence Parisot - Dirigeante d'Entreprise
Pierre Rigaux - Naturaliste
Franck Sorbier - Grand Couturier et Maître d'Art
Pierre Athanaze - Naturaliste et forestier
Yolaine de la Bigne - Journaliste et auteure
Vincent Munier - Photographe
Paul Watson - Activiste de la cause animale, capitaine de navire
Marc Giraud - Naturaliste et écrivain

 À ce jour, déjà plus de 315 000 signataires ont soutenus cette pétition destinée au Président de la République Emmanuel Macron. 

Pour signer, cliquer ici.

 

vendredi 21 mai 2021

Devenir vegan


NOUS SOMMES CE QUE NOUS MANGEONS

Cet article est la suite logique de celui posté le 9 avril dernier : Être ou ne pas être vegan.
Il donne quelques solutions concrètes et pratiques pour passer à l'acte.

Si la nourriture affecte le comportement, elle affecte également l'environnement.


Les végétaliens le savent bien et c'est la raison pour laquelle ils s'alimentent différemment afin de ne pas porter atteinte à la vie animale, à la planète, à la vie.

 

OUI, NOUS POUVONS NOUS PASSER DE VIANDE 

La viande est nécessaire pour les protéines, indispensables à l'organisme. Or, la liste des inconvénients qu'elle procure dépasse les avantages car elle est bourrée de toxines, difficiles à éliminer. 

Comme la viande est largement supplantée par les légumineuses  et les céréales ; elle n'est donc plus un aliment indispensable à notre survie. Les protéines végétales telles que le soja en contiennent 30 à 40 %, le tofu 10 %, le tempeh (fromage végétal) 21 %.
Les végétaliens ont généralement une bonne hygiène de vie et évitent de fumer, de boire de l'alcool et sont plus souvent au contact de la nature. L'importance accordée aux fruits et légumes est un facteur important d'équilibre : les minéraux, vitamines et anti-oxydants protègent le système immunitaire, et les fibres jouent un rôle positif sur le système cardiovasculaire et digestif. 

 

LES AVANTAGES DU RÉGIME VEGAN

  • Privilégier les légumes et fruits de saison, bio, et les produits complets riches en magnésium
  • Adopter une cuisson saine avec des huiles de1ere pression à froid pour les acides gras
  • Manger des végétaux crus pour leur apport en minéraux
  • Remplacer la viande par des légumineuses et des céréales complètes
  • Réhabiliter le pain complet, favorable au transit intestinal
  • Remplacer le sucre raffiné par de la cassonade, du sucre roux ou du sirop d'agave
  • Favoriser les aromates pour donner plus de goûts aux aliments non gras
  • Utiliser de la levure de bière et du germe de blé, saupoudrés sur les aliments
  • Boire des tisanes, du thé ou de la chicoré à la place du café

 

EXEMPLES DE REPAS

Au petit déjeuner
Jus de fruit ou de légumes, thé ou café de céréales (malte et chicoré), tartines de pain complet ou céréales

Au déjeuner
Entrée  au choix : toutes sortes de salades (germe de soja, salade verte, mixte,), taboulé, pâté végétal,   champignons sauce miso, concombres à la vinaigrette ou au citron...
Plat au choix : blinis de légumes, champignons farcis, légumes à l'étouffé...
Desserts : fruits, gâteau de semoule ou à la carotte, clafoutis aux pruneaux, beignets, crème vanillée, tarte au flan, crème d'avoine aux pommes, crème de châtaigne...

Au dîner
Au choix : potage ou soupe, poivrons farcis au riz complet, omelette, risotto, omelette de tofu au maïs, panade de légumes, riz complet, blé au petits légumes...

De nombreux livres et sites Internet proposent des recettes meilleures les unes que les autres, et pour tous les goûts.

BON APPÉTIT !

 https://www.eleusis-megara.fr/arguments-contre-le-vegetarisme/


jeudi 20 mai 2021

Le puffin des Baléares

CONSULTATION PUBLIQUE 

 Le puffin des Baléares (Puffinus mauretanicus) est considéré comme l’oiseau marin le plus menacé de l’écozone paléarctique occidentale. L’effectif mondial de l’espèce est restreint et décline rapidement. Son statut de conservation est jugé en « danger critique d’extinction » en Europe depuis 2004. L’espèce est protégée en France, inscrite à l’annexe I de la Directive Oiseaux et à l’annexe III de la Convention de Berne. 

 Cette espèce est également inscrite à l’annexe I de la Convention de Bonn depuis 2006 et à ce titre doit faire l’objet d’actions concertées entre les États de son aire de répartition (Résolution 8.29 de la Conférences des Parties, novembre 2005). Le puffin des Baléares bénéficie d’un plan international d’actions à la demande de la Commission européenne, élaboré par la Société d’Étude Ornithologique espagnole qui est la représentante de BirdLife en Espagne. 

Ce plan a identifié la France comme l’un des pays devant mettre en œuvre des actions spécifiques en faveur de cette espèce. Bien que cette espèce ne niche pas dans notre pays, la zone côtière d’Occitanie et notamment le golfe du Lion constitue une zone d’alimentation des colonies pendant la période de reproduction. 

Par ailleurs, la France accueille une fraction très importante de la population mondiale de puffins des Baléares en période internuptiale. En effet, plusieurs milliers d’individus séjournent sur les côtes atlantiques et notamment en Bretagne durant cette période. 

Ces deux éléments confèrent à notre pays une responsabilité particulière pour la préservation des sites d’alimentation et de migration de cette espèce. La question de l’opportunité d’un plan national d’action (PNA) en faveur du Puffin des Baléares a fait l’objet d’une consultation du Conseil national de la protection de la nature (CNPN) le 20 mars 2017 et a reçu un avis favorable de cette instance. 

Le ministère en charge de l’environnement a désigné la DREAL de Bretagne coordinatrice nationale de ce PNA en février 2018 ; cette dernière en a confié la rédaction à l’Office français de la biodiversité. Sachant que les captures accidentelles de puffin des Baléares constituent la principale pression anthropique pouvant contribuer au déclin de l’espèce, un travail important a été mené avec les professionnels de la pêche pour agir avec efficacité. Ce PNA constitue une première en métropole concernant la problématique des captures accidentelles d’oiseaux marins. 

Les résultats du PNA puffin des Baléares sont fortement attendus pour contribuer à améliorer le statut de conservation du puffin des Baléares mais aussi pour alimenter les réflexions futures concernant d’autres espèces et répondre ainsi aux objectifs des directives européennes (directive cadre stratégie pour le milieu marin, directive oiseaux). 

Ce projet de plan national d’action prévu pour s’étendre de 2021 à 2025 a recueilli un avis favorable du Conseil national de la protection de la nature lors de sa séance du 22 octobre 2020 et est à présent soumis à consultation du public pour une durée de 3 semaines, préalable à sa validation formelle par le Ministère en charge de l’environnement.

Tout comme le Conseil national de la protection de la nature, LAEO est favorable à ce plan national d'action pour la sauvegarde du puffin des Baléares.

Pour répondre à la consultation publique, cliquer sur ce lien.

 

samedi 8 mai 2021

Journée mondiale des oiseaux migrateurs

Migration des cigognes (crédit photo NoëlleS)

Comme chaque second samedi du mois de mai depuis 15 ans, cette journée met l'accent sur la nécessité de protéger les oiseaux migrateurs et leurs habitats.

Elle a pour objectif de sensibiliser le monde sur la nécessité d’une coopération internationale pour leur conservation car de nombreuses menaces pèsent sur les oiseaux migrateurs, notamment le braconnage et le commerce illégal des oiseaux.

CHANTE, VOLE, ÉLÈVE-TOI -- COMME UN OISEAU
(Sing, Fly, Soar – Like a Bird!)

C'est le thème de la Journée mondiale des oiseaux migrateurs en 2021.
Elle est également célébrée le 2ème samedi du mois d’octobre, soit le 9 octobre prochain.

On estime à 50 milliards le nombre d’oiseaux migrateurs parcourant des milliers de kilomètres. La migration des cigognes vers l'Afrique démarre à la saison froide avant de commencer à manquer de nourriture dans leurs régions d'origine.

Elles se déplacent par centaines et font 200 à 400 kilomètres par jour à vol plané, profitant des courants ascendants produits par le réchauffement de la terre.

Les mâles reviennent au mois de février pour trouver l’endroit idéal où nidifier. Les femelles arrivent vers le mois d’avril pour terminer le travail avec du feuillage.

La cigogne blanche fait partie des espèces protégées. Elle est classée comme «Espèce patrimoniale» sur la Liste Rouge des oiseaux nicheurs d’Alsace.


Article écrit par Noëlle Saugout
Fondatrice de LAEO Animal


Contact : LAEO France

L'Association d’Écologie coOpérative fondée par le Dr Lawrence Antony pour la protection de la biodiversité